LE STYLE

 

             LE  STYLE .
 

 * " Je suis un styliste, si je peux dire, un maniaque du style, c'est-à-dire que je m'amuse à faire des petites choses. On demande énormément à un homme, or il ne peut pas beaucoup. La grosse illusion du monde moderne, c'est de demander à l'homme d'être à chaque fois un Lavoisier ou un Pasteur, de tout faire basculer d'un coup. Il ne peut pas ! L'histoire, mon Dieu, elle est très accessoire. C'est le style qui est intéressant. Les peintres se sont débarrassés du sujet, une cruche, ou un pot, ou une pomme, ou n'importe quoi, c'est la façon de le rendre qui compte.

   La vie a voulu que je me place dans des circonstances, dans des situations délicates. Alors j'ai tenté de les rendre de la façon la plus amusante possible, j'ai dû me faire mémorialiste, pour ne pas embêter si possible le lecteur. Et ceci dans un ton que j'ai cru différent des autres, puisque je ne peux pas faire tout à fait comme les autres. Dans le Voyage, je fais encore certains sacrifices à la littérature, la " bonne littérature ". On trouve encore de la phrase bien filée... A mon sens, au point de vue technique, c'est un peu attardé. " (Interview avec Madeleine Chapsal, L'Express, 1957).

 

 

 

 * " Le truc, c'est que moi je fais le boulot pour les lecteurs, vous comprenez... En somme, le bonhomme, quand il lit un livre, il est forcé de faire un effort de représentation. Moi, je le fais pour lui, l'effort. Je lui raconte. Je fais passer le langage écrit à travers le langage parlé. Il se produit alors un peu ce qui s'est produit pour les impressionnistes. Avant on ne voyait jamais, par exemple, la fleur, l'écrevisse ou la jolie femme sur l'herbe. On montrait un magnifique bouquet de fleurs, des scènes de chasse, de naufrage, mais tout ça en jour d'atelier.

 Alors il fallait faire un effort, pas un effort gros, mais tout de même un petit effort pour sentir la bataille ou sentir le naufrage. Tandis qu'avec les impressionnistes, là, avec Manet, Monet et la suite, là on les a vues sur l'herbe les écrevisses et les jolies femmes avec Le Déjeuner sur l'herbe et le Bonheur à Bougival. " (Propos recueillis par Léon Darcyl, Paris-Match, 1960).

 

 

 

 * " Ils nous font chier avec l'argot on prend la langue qu'on peut on la tortille comme on peut elle jouit ou ne jouit pas - Voltaire me fait jouir Bruant aussi - C'est le pageot qui compte c'est pas le dictionnaire ! Tous ces rafignoleurs d'argots suent l'impuissance. Les mots ne sont rien s'ils ne sont pas notes d'une musique du tronc... On peut écrire à la Sévigné une lettre à la petite cousine qui fasse pâmer les débardeurs. On peut rendre des viols en " Chautard ", chiadés Villon, Rictus, la Maub, que tout un régiment débande - La magie n'est pas dans les mots elle est dans leur juste touche, ainsi du piano - des airs, du Chopin - des notes - Tu sais tout cela - Bien affectueusement. LFC. " (A Albert Paraz, 29-2-48, Lettres Pléiade, 2009).

  

 

 * " Le fait que vous me trouviez styliste me fait plaisir. Je suis cela avant tout - point penseur nom de Dieu ! ni grand écrivain mais styliste je crois l'être. Mon grand-père était professeur de Rhétorique au Havre. je tiens de lui sans doute cette adresse dans le " rendu " émotif, un mitron de mots comme disent mes ennemis. Je suis bien l'émotion avec les mots je ne lui laisse pas le temps de s'habiller en phrases... Je la saisie toute crue, ou plutôt toute poétique - car le fond de l'Homme malgré tout est poésie. Le raisonnement est appris - comme il apprend à parler, le bébé chante, le cheval galope - le trot est d'école. " (A Milton Hindus, Copenhague, le 16 avril 1947, Lettres Pléiade, 2009).

 

   

* " Ce sont les pires pelures du livre qui nous font chier... interminable, avec les ressources de leur style. Ils en ont foutrement jamais eu de style ! ils en auront jamais aucun ! Le problème les dépasse de partout. Un style c'est une émotion, d'abord, avant tout, par dessus tout... Ils ont jamais eu d'émotion... donc aucune musique. Se rattrapent-ils sur l'intelligence ?... Ç' a se verrait. (BM).

 

 

 * " Je représente quelque chose, moi, le génie français, gloire littéraire, patrimoine spirituel de la France et le reste... invention, j'ai inventé un style, ça vaut bien cent mille par mois... et je pourrais me passer de Gallimard, prendre ma retraite... j'ai tout de même soixante-trois ans. Je la mérite bien la rente, la rente et le prix Nobel... L'invention du style émotif parlé, comme le chas de l'aiguille, je l'ai dit, ça vaut le Nobel, je veux... Surtout quand on voit ceux qui l'ont eu, qui le méritaient pas, qui avaient rien inventé : Gidouille la crotte... Mauriac qui pète de fric... Hemingway et son vieux naturalisme éculé chromo... " (Interview avec Jean Callendreau, Artaban, 1957).

 

 

* " Les banlieusards veulent de l'américain ne bandent qu'à l'américain. C'est-à-dire de l'Eugène Sue-Sioux ! dénaturé, dénaturalisé, maupassantisé, zolatisé... Mais du moment que ça leur vient du Carthage Atomique ! Ils avalent toutes les merdes pourvu qu'on leur présente en chewing-gums ! " (CC6).

 

 

* " Le secret de l'Impressionnisme ! Je vous ai parlé de l'Impressionnisme ? - Oh oui ! oh oui ! oui ! - Pas simplement à son oreille !... non !... dans l'intimité de ses nerfs ! en plein dans son système nerveux ! dans sa propre tête ! - Eh, bien !... C'est quelque chose !... " (EY).

 

 

* " La Surface est plus fréquentable !... la vérité... voilà... alors ?... j'hésite pas moi !... c'est mon génie ! le coup de mon génie ! pas trente-six façons !... j'embarque tout mon monde dans le métro, pardon !... et je fonce avec : j'emmène tout le monde !... de gré ou de force !... " (EY).

 

 

* " Avec moi !... le métro émotif, le mien ! sans tous les inconvénients les encombrements ! dans un rêve !... jamais le moindre arrêt nulle part ! non ! au but ! direct ! dans l'émotion !... par l'émotion ! rien que le but : en pleine émotion... bout en bout ! " (EY).

 

 

* " Oh ! il fait bien de vous prévenir ! nous n'achèterons jamais cette suite ! Quel voleur ! Quel livre raté ! Quel raseur ! Quel guignol ! Quel grossier ! Quel traître ! Quel Juif ! Tout. Je sais, je sais, j'ai l'habitude, c'est ma musique ! Je fais chier tout le monde. Et s'ils l'apprennent au bachot, dans deux cents ans et les chinois ? Qu'est-ce que vous direz ? " (GB1).

 

 

* " Moi, je suis un raffiné !... Un raffiné de droit, de coutume officiel, d'habitude doit écrire au moins comme Mr Gide, M. Vanderen, M. Benda, M. Duhamel, Mme Colette, Mme Fémina, Mme Valery, les " Théâtres Français "... pâmer sur la nuance... Mallarmé, Bergson, Alain... troufignoliser l'adjectif... goncourtiser... merde ! enculagailler la moumouche, frénétiser l'Insignifiance, babiller ténu dans la pompe, plastroniser, cocoriquer dans les micros... Révéler mes " disques favoris "... mes projets de conférences... " (BM).

 

 

* " Ah ! mais y a les " merde " ! Grossièretés ! C'est ça qu'attire votre clientèle ! - Oh ! Je vous vois venir ! C'est bien vite dit ! Faut les placer ! Essayez donc ! Chie pas juste qui veut ! Ç'a serait trop commode ! " (GB1).

 

 

* " Je pourrais, je pourrais bien devenir aussi moi, un styliste véritable, un académique " pertinent ". C'est une affaire de travail, une application de mois... peut-être d'années... On arrive à tout... comme dit le proverbe espagnol : " Beaucoup de vaseline, encore plus de patience, Eléphant encugule fourmi. " (BM).

 

 

* " Je suis un styliste, si je peux dire, un maniaque du style, c'est-à-dire que je m'amuse à faire des petites choses. On demande énormément à un homme, or il ne peut pas beaucoup. La grosse illusion du monde moderne, c'est de demander à l'homme d'être à chaque fois un Lavoisier ou un Pasteur, de tout faire basculer d'un coup. Il ne peut pas ! Un type qui trouve un petit quelque chose de nouveau, c'est déjà beaucoup, il est fatigué ! Il en a pour la vie ! " (INT1).

 

 

* " Une certaine musique, une certaine petite musique introduite dans le style, et puis c'est tout. C'est tout. L'histoire, mon Dieu, elle est très accessoire. C'est le style qui est intéressant. Les peintres se sont débarrassés du sujet, une cruche, ou un pot, ou une pomme, ou n'importe quoi, c'est la façon de le rendre qui compte. " (INT1).

 

 

                             LA  MÉDECINE .   

 

 * " Parlons médecine... il me vient encore quelques malades... certes !... jamais vous pouvez vous vanter d'être absolument sans malades !... non !... un de temps à autre... bon !... je les examine... pas plus mal que les autres médecins... pas mieux... aimable, je suis ! oh ! très aimable ! et très scrupuleux !... jamais un diagnostic de chic !... jamais un traitement fantaisiste !... depuis trente et cinq années, jamais une prescription drôlette !... pas que je me tienne pas au courant !... que si ! que si !... je lis à fond tous les prospectus... deux, trois kilos par semaine !... au feu ! au feu le tout ! Rien à me reprocher ! seulement un petit truc... que je demande jamais d'argent ; je peux pas tendre la main !... même pour les A.S... même les A.M.C... je démordrai pas !... idiot d'orgueil ! " (CA, Gallimard, folio, p.13).

 

 

 * " En attendant j'ai plus de " Pachon "... je me suis fait prêter un Pachon pour liquider les ennuyeux, pas mieux !... vous les faites assoir, vous leur prenez leur " tension "... comme ils bouffent trop, boivent trop, fument trop, c'est rare qu'ils se tapent pas leur 22... 23... maxima... la vie pour eux c'est un pneu... que de leur maxima qu'ils ont peur... l'éclatement ! la mort !... 25 !... là, ils s'arrêtent d'être loustics ! sceptiques ! vous leur annoncez leur 25 !... vous les revoyez plus ! ce regard qu'ils vous jettent en partant ! la haine !... le sadique assassin que vous êtes ! " au revoir ! au revoir !... " (CA, folio, p. 7).

 

 

 * " Jacques D'ARRIBEHAUDE : - Qu'est-ce que ça représentait, un médecin, dans votre enfance ?

  LFC : - Un bonhomme qui venait au passage Choiseul, voir ma mère malade, mon père... Je voyais un type miraculeux, moi, qui guérissait, qui faisait des choses étonnantes avec un corps qui n'a pas envie de marcher. Je trouvais ça formidable. Il avait l'air très savant. Je trouvais ça, absolument, un magicien. " (Interview).

 

 

* " Trop d'humiliation, trop de gêne portent à l'inertie définitive. Le monde est trop lourd pour vous. Tant pis. Pendant qu'elle invoquait, provoquait le Ciel et l'Enfer, tonitruait de malheur, je baissais le nez et baissant déconfit je voyais se former sous le lit de la fille une petite flaque de sang, une mince rigole en suintait lentement le long du mur vers la porte. Une goutte, du sommier chutait régulièrement. Tac ! Tac ! " (VO).

 

 

* " Aux malheureux, retiens mon avis, c'est l'occupation qui manque, c'est pas la santé... ce qu'ils veulent c'est que tu les distrayes les émoustilles, les intrigues avec leurs renvois... leurs gaz... leurs craquements... que tu leur découvres des rapports... des fièvres... des gargouillages... des inédits !... Que tu t'étendes... que tu te passionnes... C'est pour ça que t'as des diplômes... Ah ! s'amuser avec sa mort tout pendant qu'il la fabrique, ça c'est tout l'Homme, Ferdinand ! " (MC).

 

 

* " C'est comme ça que j'ai débuté, un petit peu ainsi clandestin au " London Freeborn Hospital " avec le docteur Clodovitz dans la carrière professionnelle. J'ai appris à dire tout comme lui, tout de suite, partout, Soon be over ! C'a va passer ! C'est devenu comme une habitude, un tic, quelque sorte... " (GB1). 

 

 

* " Oh je m'amuse ! Vanitatas ! Invidivia ! Javalousie ! comme Jules ? Oh maldonne totale ! mon ambition n'est pas aux Arts ! ma vocation c'est la médecine !... mais je réussissais pas beaucoup... et la médecine sans clients !... Le roman est venu... J'ai continué, alas ! alas ! tout petits bénéfices d'abord et puis menottes ! cachots ! haines ! n'écrivez jamais ! " (F1).

 

 

* " A cet instant il est si près de la vérité qu'il est en train de la circonscrire. Il en est encore plus près quand il imagine de faire pratiquer le lavage des mains à tous les étudiants avant qu'ils n'abordent les femmes enceintes. On se demande le " pourquoi " de cette mesure, elle ne répondait à rien dans l'esprit scientifique de l'époque. C'était une pure création. Toujours est-il qu'il fit disposer des lavabos aux portes de la clinique et donna l'ordre aux étudiants de se nettoyer soigneusement les mains préalablement à toute investigation ou manœuvre sur une parturiente." (SE).

 

 

* " Devenez franchement vicieuse sexuellement. Cela aide beaucoup et libère du romantisme, la pire des faiblesses féminines - et surtout des faiblesses allemandes. Apprenez à faire l'amour " par derrière ". Cela aide énormément à contenter les hommes sans risques aucun. Devant c'est une plaie. Attention ! Mille fois attention ! " (CC5).

 

 

* " Quelle importance ces misères ? je déraille !... J'ai quelques confrères admirables, je ne les cite pas tous, je ne veux pas leur faire du tort. " (BM).

 

 

* " Je demandai tout de même à voix timide si le placenta était expulsé déjà tout entier. Les mains de la fille, pâles et bleuâtres au bout pendaient de chaque côté du lit, rabattues. A ma question, c'est la mère encore qui a répondu par un flot de jérémiades dégoûtantes. Mais réagir, c'était après tout beaucoup trop pour moi. " (VO).

 

 

* " Ceux qui parlent, aussi malins soient-ils, tôt ou tard, ils sont foutus. Ce qu'il faut, c'est hocher de la tête, je le dis toujours aux jeunes confrères. L'imagination des gens fait le reste, et elle le fait bien. Tout le monde peut dire des choses, mon vieux, parler n'est qu'humain. Ce qui est important, inusable, ce qui donne confiance, c'est ce qu'on ne dit pas. " (LE).

 

 

                   LA  JUSTICE . 

 

 * " (...) la haine des Allemands, soit dit en passant, s'est surtout vraiment exercée que contre les " collaborateurs "... pas tellement contre les Juifs, qu'étaient si forts à Londres, New York... ni contre les fifis, qu'étaient dits " la Vrounze nouvelle ", de demain !... dure, pure... mais à fond contre les " collabos ", ordures du monde ! et qu'étaient là, faibles on ne peut plus, à merci, vaincus total !... et sur leurs mômes plus faibles encore... je vous dis : Nuremberg est à refaire !... ils ont parlé de tout, mais au pour ! pas du tout pertinents, sérieux... à côté !... Tartuffes !... " (CA, folio, p.163).

 

 

 * " (...) que ça me serait arrivé bel bien si j'étais resté ! plein pif ! vrang ! brang ! comme Renault Louis... Renault lui, c'était l'usine, et 50 milliards... moi, pour le plaisir, simplement !... quand l'armée fout le camp, chiasse aux chausses, vous pouvez vous attendre à tout... sept millions de déserteurs, plein de pive, vous pouvez vous dire : ça va ! l'Apocalypse !... monde à l'envers !... mensonges partout !... de ces coups de grâce plein les nuques et dans les motos ! de ces représailles contre les objets et les culs- de-jatte ! de ces papouilles aux agoniques !... que j'ai bien fait de quitter la Butte !... tambours ni trompettes !... sûr, y aura d'autres Epurations !... bavelles !... canifs et petits lards ! " (CA, Gallimard, folio, p.49).

 

 

* " Listes après listes, incessantes listes de noms illustres au secours du petit Valaque giflé... Du théâtre, des beaux-arts, la science, les académies toutes ensemble pour le soulagement du brave paoin, son missionnaire sur l'estomac... Mais depuis 44, treize années, jamais vu passer une seule liste pour l'amnistie générale... Comme si c'était Dieu impossible que les Français pensent à autre chose que d'être encore un peu plus vaches indéfectiblement féroces pour leurs nationaux dans le malheur !... " (VM).

 

 

* " Je suis le bouc, je pue - A mort ! mille morts... C'est aussi simple. Mais quand j'aurais été sapé j'écrirai un petit pamphlet : " Terreurs, Enterreurs, déterreurs. " On rigolera. Il m'a toujours frappé qu'on avait déterré Cromwell pour le juger et le pendre, en cadavre. Ainsi va la haine, le désir du monde et de Caliban. " (CC6).

 

 

* " Tenez de bric et de broc je vous fais remarquer la muflerie monstre !... depuis le " Voyage " c'est à qui me pique, plagie, s'en baffre, me vole tout, bien simple... la horde au complet !... je me fais l'impression de les régaler tous depuis 33, ils sont à table, à ma table, et ils en redemandent, tant et plus, baffrent et jamais, jamais ils avouent... " (RI).

 

 

* " Le petit succès de mon existence c'est d'avoir tout de même réussi ce tour de force qu'ils se trouvent tous d'accord, un instant, droite, gauche, centre, sacristies, loges, cellules, charniers, le Comte de Paris, Joséphine, ma tante Odile, Kroukroubezeff, l'abbé Tirelire, que je suis le plus grand ordure vivant ! De Dunkerque à Tamanrasset, d'URSS en USA... " (NO). 

 

 

* " Les miracles vous le savez ne sont point tenus pour véritables miracles avant scrupuleuses enquêtes, conciles etc... Car enfin miracle il semble ! Et vous êtes l'astrologue, sorcier grigri ! Cela demande confirmation par cette chère Ambassade et monsieur Thomas ! quel nom ! Vice consul des Incrédules ! attendons ! mais n'attendons point pour vous témoigner, assurer, jurer mille affectueuses et éblouies reconnaissances ! " (LAT).

 

 

* " On m'a tout volé : mon appartement, 4 rue Girardon, mes meubles, sept manuscrits, mon honneur. Je suis perpétuellement menacé. " On vous tuera ", me dit-on. Tous ceux qui m'ont volé sont, au moins, commandeurs de la Légion d'honneur. Autrefois, on pendait les voleurs aux croix. Aujourd'hui, on pend des croix aux voleurs. " (INT5).

 

 

* " Il n'est pas question vous le pensez bien que je rentre pour me justifier ! J'ai payé déjà bien trop cher mon espèce d'asile ici ! A peine à Paris ce serait la levée de toutes les " mères de Buchenwald " ! les hachés d'Auschwitz ! etc... pour réclamer ma mise à mort - vingt témoins pour déclarer que j'étais la maîtresse d'Hitler etc... le fait d'avoir été à Sigmaringen suffit pour 20 ans de prison ! NON ! Pas question ! " (LAN).

 

 

* " Même croulants, fondants, urineux, " honoraires ", " Emblèmes des Partis " ! Juanovicistes ! ça va !... tout va... n'importe quoi vous est permis sitôt que vous êtes bien reconnu clown ! que vous êtes certainement d'un cirque !... vous êtes pas ? malheur ! pas de chapiteau ? billot ! la hache !... " (CA).

 

* " ... Zerhof, Berlin ou Montmartre, nos comptes sont bons... damnées viandes !... toutes les guerres totales, Révolutions, Inquisitions, chambarderies, pirouettes de Régimes, sont des occasions magnifiques, providences pour bien des personnes... la preuve mézig rue Girardon, comme mon local me fut soufflé, et tout ce qu'il contenait... vous croyez peut-être qu'ils m'auraient mis une petite plaque " Ici demeurait, et fut pillé, etc... " Je peux attendre !... Zéro !... " (NO).

 

 

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