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        Ferdine… Sacré Ferdine ! Pauvre Ferdine !

Voilà bientôt 46 ans que la barque à Caron, peut-être « La Publique », t’a embarqué à Meudon pour t’amener retrouver Grand’mère Caroline, le petit Bébert, Gwendor le Magnifique et Nora Merrywin.
 
Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de la littérature. Les écluses se sont ouvertes puis refermées. Les remorqueurs ont sifflé et leurs appels ont passé ces ponts.
Pourtant, certains ne sont pas satisfaits. Ils ne supportent pas cette gloire posthume qui ne cesse de prospérer depuis tout ce temps. Tu leur as échappé de ton vivant, mieux, tu n’as rien renié et les ailes immenses de ton génie recouvrent trop clairement à leurs yeux le petit monde aigri des littérateurs du XX° et du XXI° siècle.
  Insupportable !
  
  Alors, ils vont chercher, rechercher, fouiller, exhumer des faits, des « preuves » dans des prétoires, dans des enquêtes, dans les drames de notre Histoire, dans les périodes mauvaises où les Français ne s’aimaient pas, pour parvenir à leurs fins… condamner, condamner encore, condamner toujours.
 Ferdine !  Tu prophétisais là-aussi, quand tu nous avertissais : « Je ne veux pas que la mort me vienne des hommes, ils mentent trop ! Ils ne me donneraient pas l’infini !  »  

Michel 077